Le rabbin
Yeshaya Dalsace,
Situation familiale
- Marié à Maayane Mlynarski, traductrice de l’hébreu et de l’anglais, enseignante en école juive
- Cinq enfants : Anna-Noga (15 ans), Tahel (13 ans), Elhanan (11ans), Noam (9ans), Avigaïl (5ans).
Formation
- Licence d’hébreu et de culture juive à l’INALCO
- Etudes juives en Yeshiva en Israël
- Etudes supérieures d’art dramatique au Théâtre national de Chaillot avec Antoine Vitez, comédien et metteur en scène
- Alya en 1990. Service militaire dans Tsahal. Caporal
- Master de Judaïsme et diplôme rabbinique à l’Institut universitaire Schechter de Jérusalem.
Fonctions
En Israël
Alya en 1990.
- Enseigne durant plusieurs années la dramaturgie à l’Université hébraïque de Jérusalem. Plusieurs mises en scène en hébreu.
- Journaliste pour l’Arche et Kol Israël (radio nationale israélienne) section francophone durant 5 ans.
- rabbin à Carmiel en Galilée.
- Enseignant au collège à Jérusalem le midrash par le théâtre.
En France
- En 2000, est devenu le premier rabbin Massorti de la Côte d’Azur (Nice) où il a fait prospérer une large communauté et a contribué à la construction d’un élégant et actif centre communautaire et culturel "Maayane Or".
- En 2006, il pousse à créer une petite communauté Massorti à Aix en Provence, qu’il visite et soutient régulièrement.
- En 2008, il entre en contact avec la communauté Judaica de Marseille qui rejoint le mouvement Massorti et où il se rend mensuellement.
- En 2007, il initie et rédige le site Massorti.Com, vaste site internet général et pluriel sur le Judaïsme, dans le but de faire connaitre la vision d’un Judaïsme ouvert et moderne au public francophone et de montrer qu’un tel Judaïsme est possible en France. Ce site comporte plus de 1000 articles, est sans cesse alimenté, offre une totale liberté d’expression et a été visité par plusieurs dizaines de milliers de visiteurs francophones du monde entier !
- Vice président de l’antenne Yad Vashem de la Côte d’Azur. (Fils d’enfant caché et particulièrement concerné par la Shoa)
- Collaborateur au site sur la culture juive Akadem et conférencier régulier sur ce site.
- Intervient régulièrement comme conférencier sur le Judaïsme et Israël dans différents cadres.
- En 2009, il prend en charge la communauté DorVador, à Paris Est dans le but d’en faire un lieu de Judaïsme dynamique, exigeant et ouvert.
Les vues
Un Judaïsme militant
Homme de conviction profondément attaché aux valeurs démocratiques, au droit à la liberté de parole et de pensée et à la nécessité de promouvoir un esprit pluraliste au sein d’un judaïsme d’avenir et sans dogmatisme, il lutte pied à pied pour faire avancer ces idées et refuse de céder aux régulières pressions extérieures.
Issu d’une vieille famille juive française, il est profondément attaché à la défense de l’identité juive, à la survie de la culture juive dans toutes ses diversités, à un "enseignement de l’estime" d’un judaïsme d’implication et de sens pour l’individu comme pour la société.
Pour lui, sans soucis éthique universaliste, la Tora perd son sens, les rites deviennent creux, le Judaïsme sans avenir ; mais sans l’implication personnelle que la Halakha exige du Juif pratiquant, l’enseignement et les idéaux de la Tora ne sauraient s’incarner dans le quotidien.
Dans les années 1990, alors en Israël, il est profondément gêné par la dérive fondamentaliste et dogmatique qu’il voit grandir autour de lui dans divers cercles de l’orthodoxie qu’il trouve de plus en plus fermés et étouffants. Il cherche donc une solution personnelle lui permettant de continuer un Judaïsme sérieux, mais moderne et ouvert sur le monde d’aujourd’hui .
C’est donc à la recherche d’un Judaïsme à la fois humaniste et halakhique, offrant une totale ouverture et honnêteté intellectuelle, qu’il rejoint le mouvement Massorti, découvert au hasard d’une rencontre en 1995.
Le fait de fréquenter des cercles "non orthodoxes" lui attira les foudres de la part très orthodoxe de sa famille et connaissances orthodoxes ; réactions obscurantistes d’une rare violence qui ne firent que confirmer le bien fondé de ses choix et le poussèrent au contraire à les assumer.
Le choix du courant juif Massorti est donc, pour lui, un choix lucide, positif, réfléchi et de conviction, le choix d’un juif libre, fidèle et responsable.
Yeshaya Dalsace est un militant dans l’âme et milite pour faire avancer la cause juive et celle des valeurs de la démocratie, du droit des femmes et l’ouverture intellectuelle au sein de la communauté juive française.
La création et le développement d’une communauté comme DorVador va en ce sens. Le cadre du mouvement Massorti est parfait pour cela. C’est cependant un travail pionnier en France.
C’est pourquoi être rabbin d’une telle communauté n’est pas une simple fonction, c’est une implication totale, car l’enjeu est immense, bien au delà du cercle des fidèles de DorVador.
Études juives
Dans son enseignement, Yeshaya Dalsace cherche à montrer la créativité et l’incroyable audace d’ouverture des textes de la tradition juive et leur brûlante actualité, Bible comme Talmud ou Midrash.
C’est au cœur de ces textes qu’un juif devrait chercher son inspiration. C’est pourquoi, il considère l’étude traditionnelle comme un devoir religieux et culturel, l’expression d’une fidélité à la mémoire juive et l’histoire du peuple juif dont chaque juif est le dépositaire, quelque soit son niveau de conviction ou d’implication.
Il considère, dans un même temps, une exigence d’honnêteté intellectuelle de tenir compte de tout le savoir humain sur ces textes et les sujets abordés. Cela implique une étude sérieuse, au cœur du texte, fidèle, mais sans aucun a priori, sans tabou et sans rejet des instruments critiques et rationnels de la modernité.
Il considère enfin, que le devoir du rabbin et de dévoiler la pertinence du texte pour nous aujourd’hui, sans pour autant tomber dans l’apologie.
C’est pourquoi tous les cours et études en sa compagnie cherchent à toucher à cette authenticité et cette honnêteté là.
Le culte
Profondément croyant et attaché à la vie spirituelle, Yeshaya Dalsace pense que le culte doit impliquer tout l’être et ne pas être une façade ou un jeu social.
On peut se jeter dans la prière comme on se jette à l’eau, même si elle est froide. Le culte devrait parler aux gens sans perdre son aspect traditionnel. C’est pourquoi comme rabbin, il défend l’usage de l’hébreu et du siddour traditionnel ou encore la conformité halakhique des actes rituels, tout en faisant un effort de pédagogie et d’actualisation dans le discours.
Il en est de même pour chaque Mitsva si elle est assumée pleinement et comprise.
Il part du principe que dans la modernité actuelle, plus rien ne va de soi et que tout juif doit se faire l’avocat de son propre judaïsme.
L’ouverture à l’autre
Il désire offrir un lieu et des activités ouverts, aux personnes comme aux idées. Chacun doit pouvoir se sentir à l’aise dans une synagogue. Chacun doit être le bien venu, dès lors qu’il est dans une quête sincère. De même, un rabbin doit être prêt à tout entendre, à aider, à apaiser.
C’est pourquoi toute personne doit pouvoir venir, participer ou parler en confiance, sans subir le jugement de quiconque et surtout pas du rabbin. Cela doit s’appliquer à tous, quelque soit le degré de pratique, l’origine ou les convictions. La Tora doit parler à l’universel, sans oublier l’humour...
Articles et conférences du rabbin Dalsace
De nombreux articles et réactions de Yeshaya Dalsace sont consultables en ligne sur Massorti.Com.dont il est le rédacteur et l’un des principaux collaborateurs.
Conférences sur le site Akadem Campus juif en ligne :
Sujets de société
- Peut-on choisir sa mort ? Euthanasie et judaïsme
- Table ronde : Faut-il ouvrir les portes du judaïsme ? Conversions et mariages mixtes
- L’Homme, jardinier de Dieu. La responsabilité de l’homme envers la nature
- Faut-il réinterpréter la Halakha ? Table ronde : Etre une femme juive en France
- Dérives et tentations d’un judaïsme divisé
Fêtes juives
Lectures Bibliques
- Structure du corpus biblique. De la présence divine à la responsabilité humaine
- Vanité des vanités. Qohelet ou la critique de la Civilisation.
- Regard sur Pourim. Fête, festin et farce
- Regard sur le Cantique des Cantiques Bible et érotisme
- La méguilat Ruth revisitée. S’ouvrir aux nations
Commentaire sur les Haftarot - Etude biblique hebdomadaire
- La création permanente. Berechit : le tikoun olam La vision de la Création chez le prophète Isaïe.
- Ouverture à la contradiction. Noa’h : le sens de la paix
- Le monde enfin consolé (Isaïe : 40, 27 - 41, 16) Une analyse du cycle étonnant des Haftarot de consolation.
- Le don de soi (Rois II, 4)
- La mystérieuse Avishag (I Rois 1) Érotisme et pouvoir.
- L’ultime prophétie (Malachie 1-2,7) Le testament de Dieu.
- Vayetse : un amour indéfectible- (Osée) Le lien entre Dieu et Israël.
- Vayichla’h : Obadia vers une difficile réconciliation. Une analyse audacieuse du prophète Obadia et des rapport entre Juifs et chrétiens après la Shoa.
- Vayeshev : Amos, le prophète de la critique sociale
- Le jugement de Salomon Quelle est la véritable sagesse du roi Salomon ?
- Vayigach : la fratrie messianique Construire l’unité d’Israël (Ezechiel 37.15 – 28)
- Vaye’hi : les règlements de compte de David Une difficile succession (1 Rois 2,1 – 2,12)
- Chemot : la crise du judaïsme contemporain. Théologie de l’exil (Isaïe 27.6 – 28.13)
- Va’era : éviter l’orgueil. L’échec de l’Histoire (Ezéchiel 28, 25 – 29,21)
- Bo : survivre à la destruction. Egypte miroir d’Israël (Jérémie 46,13 - 46,28)
- Bechala’h : Débora et Yaël. L’âge d’or de la féminité (Juges 4,4 – 5,31)
- Yitro : transcendance et immanence. Une révélation personnelle (Isaïe 6.1 – 7.6)
- Michpatim : David et Jonathan. Veille de roch ’hodech (1 Samuel 20.18–42)
- Terouma : lieu de Dieu ou lieu pour l’homme. L’enjeu du Temple (1 Rois 5.26 – 6.13)
- Chabat za’hor (1 Samuel 15.1-34). Exterminer Amalek
- Chabat Para (Ezéchiel 36.16 – 36.38). Du mystère au verbe
- Chabat ha’hodech (Ezéchiel 45.16 - 46.18). Temps et renouvellement
- Haftara vayikra (Isaïe 43.21 – 44.23). Au delà du ritualisme
- Chabbat Hagadol-Tsav (Mala’hie 3.04 – 3.24). Servir Dieu en vain
- Haftara chemini (2 Samuel 6.1 - 7.17). Du magique au symbolique
- Haftara Metsora (2 Rois 7.3-20). Hommage au lépreux
- Haftara Kedochim (Amos 9.7 – 9.15). La négritude juive
Articles de fond :
Un résumé de l’article sur le sexisme a été publié dans le quotidien Libération http://www.liberation.fr/societe/01012382988-le-judaisme-a-la-derive
Commentaires de la Parasha
Dans les médias
Le rabbin Yeshaya Dalsace réagit à la proposition d’Eva Joly d’un Kippour férié (janv. 2012).
A lire sur http://www.massorti.com/Kippour-jour-ferie


